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Injection intra-articulaire de plasma en plaquettes versus injection intra-articulaire d'acide hyaluronique dans la gonarthrose et les pathologies méniscales

étude prospective incluant 36 patients sur 11 mois
Numéros de page :
11 p. / p. 51-61
Contexte Dans la société actuelle, l’arthrose représente un problème majeur de santé publique concernant un patient sur dix, avec une localisation fréquente au genou, et pouvant induire une limitation importante dans la pratique sportive. Au cours des dernières années, de nombreux traitements conservateurs ont donc rejoint l’arsenal thérapeutique, tels que les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique ou de plasma riche en plaquettes (PRP). L’objectif de cette étude était donc de comparer l’efficacité du PRP et de l’acide hyaluronique sous la forme d’une injection intra-articulaire unique au niveau du genou, dans la chondropathie et la méniscopathie, sur les douleurs et la fonction, à distance de l’injection. Méthodes Cette étude prospective non interventionnelle, réalisée de juin 2021 à mai 2022, visait à comparer l’efficacité de l’injection intra-articulaire d’acide hyaluronique et du PRP sous la forme d’une injection unique. Les critères de jugement choisis étaient l’évaluation de la douleur par échelle numérique et l’évaluation du retentissement fonctionnel par questionnaire Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), recueillies à un, trois et six mois de l’injection. Résultats Au total, 36 patients souffrant d’une chondropathie ont pu être inclus dans cette étude, dont 19 avaient bénéficié d’une injection de PRP et 17 d’une injection d’acide hyaluronique. Une diminution statistiquement significative de la douleur et de la qualité de vie à trois et six mois post-injection était constatée, quel que soit le traitement réalisé. La comparaison des thérapeutiques retrouvait uniquement une diminution plus importante de la douleur à six mois post-injection avec l’acide hyaluronique plutôt qu’avec le PRP. Conclusion L’acide hyaluronique et le PRP semblent actuellement être des thérapeutiques intéressantes dans la prise en charge conservatrice de la gonarthrose. Des études plus approfondies pourraient néanmoins permettre de préciser davantage l’efficacité de ces traitements et de les comparer de manière pertinente.
Note Générale : Bibliogr. p. 61