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Machina memorialis

Editeur :
Année de parution :
2002
463 p.-[16] p. de pl. en noir et en coul. : 23 cm
2-07-075746-3
Dans le sillage de ses travaux sur la mémoire au sein de la civilisation médiévale, Mary Carruthers étudie ici les pratiques de la méditation monastique, en s'attachant moins à des contenus de pensée, des images mentales, qu'aux opérations et aux techniques - elle dit aussi la fabrique - qui ont permis de les produire. Ces opérations pour penser et méditer, ou encore cette construction de la pensée, passent par un apprentissage, l'acquisition d'un savoir-faire qui relève de la rhétorique, où la composition et l'invention, bien plus que la persuasion et l'accumulation, sont primordiales.De la fin de l'Antiquité tardive aux premiers siècles du Moyen Âge, les sources religieuses ou littéraires comme d'autres productions dépendantes ou non du livre - cartes du ciel, enluminures et mises en pages des manuscrits, architecture et ornementation des édifices religieux - témoignent de la mise en ?uvre de l'ensemble de ces opérations, véritable machina memorialis capable de donner naissance à des textes comme à des bâtiments, mais qui existe d'abord dans l'esprit de ceux qui la construisent.Si cet ouvrage retiendra l'intérêt des spécialistes d'autres domaines que l'histoire médiévale : anthropologie, philosophie, voire sciences cognitives, sa richesse, sa variété et le plaisir de sa lecture tiennent aussi aux nombreux rapprochements que l'auteur opère avec le monde contemporain par lesquels l'art de la mémoire du Moyen Âge devient pour nous étonnamment vivant et proche.
Note General : Bibliogr. p. 427-451. Index

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